TEKKEN

Borne d'arcade
Japon :
9 décembre 1994

PlayStation
Japon :
mars 1995
USA :
novembre 1995
Europe :
3 novembre 1995

TEKKEN 2

Arcade
Été 1995

PlayStation
USA :
25 août 1996
Europe :
2 octobre 1996

PlayStation Portable
Japon :
22 novembre 2006
USA :
4 décembre 2006

PlayStation 3
Japon :
26 avril 2007
USA :
3 mai 2007

TEKKEN 3

Borne d'arcade
Été 1997

PlayStation
Japon :
26 mars 1998
USA :
octobre 1998
Europe :
novembre 1998

Note de jeuxvideo.com :
18/20
---

TEKKEN TAG TOURNAMENT

Arcade
1999

PlayStation 2
Europe :
24 novembre 2000

Note de jeuxvideo.com :
17/20
---

TEKKEN 4

PlayStation 2
16 juillet 2003

Note de jeuxvideo.com :
18/20
---

TEKKEN 5

Borne d'arcade
USA :
2004
Japon :
2004
Europe :
décembre 2004

PlayStation 2
USA :
25 février 2005
Japon :
31 mars 2005
Europe :
29 juin 2005

Note de jeuxvideo.com :
17/20
---

TEKKEN 6

PlayStation 3, XBox360 et PSP
USA
: 27 octobre 2009
Japon
: 27 octobre 2009
France
: 30 octobre 2009

Note de jeuxvideo.com :
17/20

 

TEKKEN

Tekken sur PlayStation fut directement converti de la borne d'arcade grâce au Système 11 de Namco.
Il fut aussi le premier jeu de combat à pouvoir concurrencer avec Virtua Fighter de Sega.

HISTOIRE

Tekken ne présente pas moins de 17 personnages charismatiques aux styles de combat variés.
En passant du karaté au sumo, on trouvera donc les persos emblématiques de la série tels que Paul Phoenix, Nina Williams, Jack, Kazuya et Heihachi Mishima, Marshall Law, Michelle Chang, Yoshimitsu et King.

Huit nouveaux personnages font leur apparition pour cette édition PlayStation que l'on pourra débloquer en finissant le jeu avec tous les héros de base : Kunimitsu (la sour de Yoshimitsu), Wang Jinrei, Lee Chaolan, Anna Williams (la sour de Nina), Armor King (le maître de King), P.Jack, Heihachi Mishima (le père de Kazuya et le boss du jeu) et enfin le plus célèbre des ours à savoir Kuma.

On ne peut pas vraiment dire que Namco a prit au sérieux l'histoire des personnages de Tekken, mais dans un jeu de baston, cela n'a jamais eu beaucoup d'importance.
On sait juste que Kazuya veut se débarrasser de son père Heihachi pour une question d'héritage, Paul veut devenir le combattant le plus fort du tournoi, Marshall enseigne les arts martiaux dans un dojo, King est responsable d'un orphelinat, Nina taquine sa sour Anna, Yoshimitsu offre tout son argent aux pauvres tandis que Jack est fabriqué à la chaîne dans une usine.
Super quoi.

Mais on découvrira plus tard dans les autres épisodes les liens véritables entre les protagonistes qui nous offriront la plupart du temps des situations très comiques.
Quoi qu'il en soit, Tekken propose des héros vraiment attachants, et c'est là le principal.

GAMEPLAY

Ce premier épisode pose les bases solides et essentielles de l'univers de Tekken. En premier lieu, c'est une ambiance c'est-à-dire un gameplay technique avec des combos plutôt difficiles à sortir.
A priori, il faudra non seulement les apprendre par cour, mais aussi respecter un timing très serré. De plus, le jeu ne possédant pas de mode Practice, il faudra peut être vous entraîner en mode VS pour apprendre à enchaîner les coups.

D'un point de vue technique, la 3D de Tekken est belle et fluide, avec des personnages superbement modélisés pour l'époque.
Il existe une dizaine de décors, certains sont jolis mais un peu déserts, ils restent cependant agréables dans l'ensemble.
Comparé à Toshinden de Takara sorti en même temps sur la même console, le titre de Namco se place loin devant techniquement.
Les animations des mouvements sont nombreuses et superbement détaillées. La preuve est que depuis plus de dix ans, la plupart d'entre elles ont été conservées jusque dans les derniers épisodes sur PlayStation 2.
Le nombre de coups par combattants est en revanche assez limité, on va dire une bonne trentaine (c'est honnête).
Les combats en eux-mêmes sont intenses et magnifiques. On remarquera les changements d'angle de caméra lors des choppes qui offrent une plus grande densité ainsi que de superbes ralentis montrant la fin du combat.

Parlons à présent des musiques et des bruitages, qui sont aussi une grande réussite. En fait les bruitages de Tekken sont restés inimitables et tranchent avec ceux des autres jeux de combats.
Le son des coups portés résonne et claque fort avec beaucoup de réverbération. Quant aux musiques, elles sont vraiment magnifiques.
Remixées spécialement pour la version PlayStation, elles confèrent au titre une ambiance particulière. Je trouve d'un point de vue personnel que certaines compositions sont carrément magistrales (le niveau de Venise).

Les modes de jeux sont très réduits. Donc on ne nous offre rien de plus qu'un simple mode Arcade avec des fins de jeu différentes pour chaque persos (sauf les demi-boss qui n'en ont pas).
Sans oublier un indispensable mode VS pour jouer à deux joueurs. C'est mieux que rien.
Dans les options on nous propose tout de même l'essentiel, changer le niveau de difficulté, le nombre de rounds et leur durée.
On nous propose aussi les musiques originales de la version arcade mais celles-ci sont d'une qualité inférieures aux remix.

Le petit plus de Tekken, c'est la possibilité de jouer pendant le premier chargement du jeu à un «shoot them up» fort sympathique du nom de Galaga (qui est la suite de Galaxian, édité par Midway).
Ce jeu sorti en 1981 consiste à piloter un petit vaisseau spatial qui se déplace de droite à gauche et de tirer sur ses adversaires.
Dommage qu'on ne puisse pas y jouer plus d'une minute.

Tekken premier du nom est en priorité réservé pour les fanatiques de la série comme moi, qui le (re)découvriront avec plaisir.
Vous aurez aussi la possibilité de jouer à ce mythe en vous procurant Tekken 5 sur PlayStation 2 sorti récemment en version platinum pour la modique somme de 18 euros.
Imposant les bases qui ont fait la richesse de la série, il reste une pièce unique, amusante et techniquement très maîtrisée.

Source : emunova.net

Intro de Tekken

TEKKEN 2

Si l'on considère aujourd'hui Tekken 2 comme un mythe absolu, ce n'est pas pour rien.
Namco a sorti l'artillerie lourde pour le second volet de sa série phare.
En 1996, Tekken 2 est resté pendant quelques années invaincu et a fait briller de mille feux le blason doré des jeux de combats en 3D.

HISTOIRE

Une séquence d'intro magnifique nous présente les différents personnages, rythmée par une musique tout aussi culte.
On se surprend de retrouver avec plaisir tous les persos du premier épisode sans exception, plus bien sûr les p'tits nouveaux...

On commence avec la sublime Jun Kazama, une jeune combattante japonaise au physique très pur et angélique.
Son style de combat est exceptionnel et très artistique, qui mixe l'Aïkibudo et le Ju-jutsu. Sa gestuelle est au final stupéfiante de réalisme et de beauté.
De plus ses enchaînements de coups sont relativement simples à apprendre. Très appréciée par de nombreux joueurs, certains on fait de Jun leur personnage favori (comme moi par exemple).

On continue dans la lancée avec le fameux Lei Wulong, un personnage stupéfiant d'origine chinoise. Un véritable copier-coller de Jacky Chan, ses techniques de combat sont assez complexes mais là aussi visuellement magnifiques.
Il fait à présent partie de ces personnages cultes qui ont fait de Tekken ce qu'il est devenu aujourd'hui. C'est-à-dire un jeu de combat aux styles très variés.

Baek Doo San est un coréen qui est passé maître dans l'art du Tae Kwon Do. Il possède un jeu de jambes incroyable que l'on retrouvera plus tard chez son élève Hwoarang dans Tekken 3.

On finit la présentation des nouveaux avec Bruce Irvine, qui lui, pratique la boxe thaï. Encore un combattant impressionnant avec des techniques virulentes et très efficaces.
On ne retrouvera malheureusement pas Bruce avant le 5ème épisode de la saga. On remarquera que Bryan (personnage insipide apparut dans le 3ème opus) lui aura piqué bon nombre de ses techniques.

Les nouveaux sont donc très réussis et font partie selon moi des meilleurs nouveaux venus dans l'histoire de la saga de Tekken.

Trois nouveaux boss font aussi leur apparition. Kazuya que l'on connaît bien remplacera son père Heihachi qui lui, passera en personnage standard (disponible dès le début quoi).
Devil ou Angel seront les boss finaux du jeu selon que votre personnage choisi est du côté obscur de la force ou non.
Alex et Roger sont les deux animaux compères, un kangourou et un dino rigolo. Des boss sans grand intérêt mais qui donnent une touche sympathique au jeu comme le sont déjà Kuma et Panda.

Bien entendu, comme cité plus haut, tous les personnages du premier épisode sont présents, à savoir Paul Phoenix, Jack, P-Jack, Kazuya et Heihachi Mishima, Marshall Law, Michelle Chang, Yoshimitsu, Kunimitsu, King, Armor King, Wang, Ganryu, Lee Chaolan, Anna et Nina Williams, Kuma et Panda.
Ce qui fait une belle brochette de 25 combattants. A savoir que la moitié d'entre eux doivent être débloqués en finissant le jeu à plusieurs reprises.

Car oui, il y a bien une histoire entre quelques personnages, même si elle est quasi-insignifiante, les relations entre les héros sont assez drôles pour nous divertir.
Dommage que certaines fins ne soient pas plus explicites.

D'après l'intro du jeu, Heihachi veut faire la peau à son fils Kazuya car ce dernier l'ayant jeté en haut d'une falaise, il doit payer sa transgression.
On n'est pas sensé le savoir mais Jun Kazama est la fiancée de Kazuya Mishima. On remarquera que le couple Devil et Angel sont leurs ombres parfaites.
Paul Phoenix et Marshall Law sont toujours super potes, ils font de la moto ensemble et s'entraînent même de temps en temps au dojo.
Michelle a perdue sa grand-mère et veut se venger (d'après ce que j'ai compris). Mais bon, le reste n'est pas vraiment intéressant, savoir que Kuma est l'animal domestique de Heihachi et que King est en fait le vrai Père-Noël, on s'en tape finalement.

Toujours est-il qu'il est bon de voir des fins du jeu aussi bien réalisées pour tous les personnages, et qu'on leur a apporté une véritable attention pour leur donner cette petite bribe d'histoire qui fait qu'on les trouve encore plus charismatique.

GAMEPLAY

Comme d'habitude, dans Tekken, c'est deux touches pour les coups de pieds et deux touches pour les coups de poings.
Il faudra connaître par cour l'enchaînement des coups de son personnage pour pouvoir effectuer des combos.
Autrement dit, il vaudra mieux avoir une bonne mémoire pour pouvoir réaliser des belles choses. Sinon les projections se font toujours avec deux touches en même temps, croix et carré ou triangle et rond.
En revanche, certaines projections comme les coups spéciaux réclament une manipulation particulière.

La palette de coups s'est beaucoup élargie pour chaque combattant, et on remarquera une maniabilité plus précise, en particulier lors des combos, ou un temps de latence sera requis pour les sortir parfaitement.
La grande nouveauté de ce deuxième opus est aussi la contre-attaque pour la plupart des personnages, qui s'effectue en appuyant simultanément sur arrière carré et croix, ou arrière carré et rond, au moment ou l'on reçoit le coup.
L'effet est saisissant et complètement original pour l'époque. Cette idée sera reprise dans beaucoup de séries de jeux de combat 3D notamment dans la série des Dead or Alive.

La garde automatique sera aussi de la partie. Plus la peine de braquer son perso en arrière, s'il ne porte pas de coups, il se protégera tout seul comme un grand, seulement si on le frappe en hauteur.
En toute logique, si votre perso est en position baissée, il ne se protègera que pour les coups venant du bas.
Une bonne initiative de la part de Namco en tous cas.

On trouve le mode «Survival», ou comment battre le maximum d'ennemis avec une seule barre d'énergie.
L'inévitable mode «Pratice» pour affiner ses techniques et surtout s'entraîner à sortir les combos qu'il faudra apprendre par cour.
L'excellent «Team Battle» mode qui permet d'élaborer sa propre équipe de persos allant jusqu'à huit. Cela rajoute non seulement beaucoup d'intérêt en mode deux joueurs, mais on peut même jouer jusqu'à seize joueurs alternativement.
Et pour finir, le mode «Time Attack» qui annonce le temps effectué lorsqu'on termine le jeu, et nous classe dans le tableau des meilleurs scores.

Vous l'aurez vite capté, ce sont des modes de jeux qui sont devenus des classiques aujourd'hui, mais sachez qu'ils étaient totalement nouveaux pour l'époque.

Bizarrement, tous les persos ont une modélisation légèrement plus cubique que dans le premier opus. Mais globalement le jeu est beaucoup plus beau que son prédécesseur.
Des persos plus carrés certes, mais aussi plus fins et mieux proportionnés, et puis l'éclairage dynamique se déposant sur le corps des persos rajoute de l'ampleur à l'ensemble.
On remarquera la beauté des décors avec des planches vraiment sympa comme le village dans la campagne pour le niveau de Jun, la ville de nuit sur les toits de Hong Kong pour Lei, le grand Canyon chez Bruce, et tous très bien réalisés.

Ce sont les nouveaux combattants en particulier qui se donnent en spectacle. Lei et ses feintes de corps, Jun et son art du Bu-jutsu... c'est vraiment magnifique.
De plus la palette de coups s'étant élargie, on découvre de nouvelles animations pour les anciens persos. Du jamais vu à l'époque en tous cas.

Les bruitages restent les mêmes que dans Tekken, le son des coups claque et résonne bien. On retrouve quasiment toutes les musiques qui ont déjà fait succès, plus de nouvelles vraiment excellentes.
Je tiens à dire que les musiques de Tekken 2 battent à plate couture celles de tous les épisodes suivants. Elles donnent aussi un certain charme au jeu.

Qu'apporte réellement Tekken 2 par rapport au premier ? De nouveaux personnages très bien réalisés, une foule de nouveaux coups et combos, de nouveaux modes de jeu, une ambiance plus travaillée avec des décors superbes, des graphismes nettement plus jolis.
En bref, il est à déguster sans retenue est fait partie des jeux de combat qui ont le plus fait évoluer le genre.
Tekken 2 est magnifique et resplendit encore après dix années d'expérience dans le domaine, au panthéon des jeux de combats.

Source : emunova.net

Intro de Tekken 2

TEKKEN 3

Tekken 3 est un jeu vidéo de combat en 3D, développé et édité par Namco, sorti sur arcade (c'est le premier jeu à utiliser le Namco System 12) en 1997 puis sur PlayStation en 1998.
Il est le troisième épisode de la série Tekken, ainsi que le dernier sur PlayStation.

HISTOIRE

A la fin de Tekken 2, Heihachi réussit a battre Kazuya et le lança dans un volcan.
Après avoir repris le contrôle de la Mishima Zaibatsu, il créa la Tekken Forces, une unité armée surentraînée qui devait parcourir le monde pour mettre fin aux famines et aux guerres, le résultat fut superbe, la plupart des guerres et famines s'arrêtaient.
Mais un jour, une troupe de Tekken Forces disparut mystérieusement dans un ancien temple mexicain.
Un témoin affirma qu'il s'agissait d'une créature à a peau verte et aux yeux brillants qui avait détruit la Tekken Forces.
Cette créature était un ancien dieu Mexicain : Toshin, le Dieu du combat. Autrement appelée Ogre, cette créature se nourrit d'ames fortes, et parcourt le monde pour aller s'en nourrir.
Il fit donc des ravages et en tua beaucoup. Heihachi se dit qu'il pouvait utiliser la puissance d'Ogre...

Quinze ans après le Tekken 2, un jeune se présenta à Heihachi Mishima, c'était son petit-fils : Jin Kazama.
Fils de Kazuya Mishima et de Jun Kazama... Heihachi lui apprit à se battre avec le Karate style Mishima et quatre ans plus tard, soit dix-neuf ans après le Tekken 2, il lança Le King Of Iron Fist Tournament 3, toutes les âmes fortes qui participeront au tournoi, dont Jin Kazama, serviront d'appât pour Ogre...

Jin et Heihachi arrivent à eux deux à abattre Ogre, Jin est heureux d'avoir vengé sa mère. Mais la joie est de courte durée, en effet, deux hommes de la Tekken Forces ouvrent le feu sur Jin, ce dernier tombe à terre.
Heihachi arrive, Jin tend la main à Heihachi pour espérer de l'aide, mais Heihachi lui tire une balle entre les deux yeux.
Heihachi se retourne, satisfait, quand un homme de la Tekken Forces vole à coté de lui et éclate contre le mur.
Jin, qui s'est transformé en Devil-Jin, se rue sur Heihachi et le balance dans un ravin. Heihachi va tomber quand Devil-Jin le rattrape, avant de s'envoler vers la lune...

GAMEPLAY

Le jeu reprend les bases de Tekken 2, à l'exception de quelques règles :

Les personnages peuvent effectuer des sidesteps (pas de côté) ;
Les personnages font maintenant des projections du côté gauche et du côté droit de l'adversaire, en plus de celles faites par l'avant et celles faites par l'arrière ;
Les personnages peuvent pratiquer des stances (positions) durant le combat qui permettent d'effectuer des attaques spéciales, comme «Art of Phoenix» de Ling Xiaoyu ou «Tiger» de Lei Wulong ;
Enfin, les personnages, étant de dos par rapport à l'adversaire, peuvent faire des attaques spécifiques tel que «Mistrust» et «Peg Leg» de Ling Xiaoyu.

Tekken 3 comporte trois modes de jeu différents :

Le premier est le mode Arcade dans lesquels les combats se déroulent de manière classique en un contre un.
Le second porte le nom de «Tekken Force» : il immerge les personnages principaux dans un jeu de beat them all se déroulant sur plusieurs niveaux différents.
Le troisième, nommé «Tekken Ball», permet aux combattants de mettre K.O. l'adversaire sans avoir à se donner le moindre coup, étant donné qu'ils le font par l'intermédiaire d'une balle, dans le style beach-volley.

Source : Wikipédia

Intro de Tekken 3

TEKKEN TAG TOURNAMENT

Voilà le tant attendu titre de Namco sur PlayStation 2.
Un titre que les adorateurs de la série attendent avec impatience depuis le dernier Tekken 3.
Censé annoncer le renouvellement de la série autant que du support, regardons ça de plus près...

Comme toute série culte, Tekken a ses adorateurs et ses détracteurs.
Ceux qui pensent que Tekken est trop technique ou trop lent et ceux qui pensent que la série symbolise le jeu de combat par essence.
Nouvelle console pour Sony et Namco ne pouvait pas ne pas sortir un nouvel opus en hommage à cette PlayStation 2 qui a fait tant couler d'encre.
La Dreamcast avait eu le droit à Soulcalibur, la PlayStation 2 a son Tekken Tag Tournament.
Ready !

GAMEPLAY

Cette fois-ci, Namco opte directement pour le système Tag retrouvé de plus en plus dans le genre.
Vous devrez donc choisir deux personnages au début de chaque jeu et vous battre indifféremment avec l'un et l'autre pour vaincre vos adversaires.
Changeant ainsi à volonté de personnage, le premier à aller au tapis perd et vous n'aurez pas le loisir de vaincre deux adversaires avec votre dernier combattant.
Avec une somme astronomique de 32 personnages dont évidemment certains sont bloqués au début, vous retrouverez avec plaisir les plus classiques de la série mais aussi les nouveaux personnages ainsi que ceux, oubliés dans le troisième opus.
Un retour aux sources pour Namco qui a conçu Tekken Tag Tournament plus comme une suite de Tekken 3 que comme un radical bouleversement.
Dans le principe donc, pas de lourds changements de gameplay et les sensations de Tekken Tag Tournament restent très familières.
Si vous êtes en plus un forcené du un contre un, sachez qu'un mode "normal" est disponible.

Plusieurs modes sont disponibles et vont du classique mode entraînement au contre la montre, survival, arcade, 2 contre 2 et les modes un contre un contre l'ordinateur et contre un autre joueur.
Pas de grand bouleversement donc et vous aurez en fait rapidement l'impression de jouer à une version améliorée de l'arcade ou pire, de Tekken 3.
Les coups sont toujours aussi nombreux avec une liste impressionnante pour les tous les personnages, surtout que leur style de combat diffère toujours autant.
Au total, Tekken Tag Tournament totalise pas moins de 2000 mouvements avec des coups très puissants pour les nouveaux personnages mais les plus "vieux" d'entre eux possèdent heureusement de nouvelles armes pour contrebalancer ce déséquilibre.
Aussi maniable que les anciennes versions, Tekken Tag Tournament gagne un petit peu en vitesse de jeu, ce qui n'est pas plus mal.
Les habitués de la technique trouveront quand même leur compte et il est vrai que sans un minimum d'entraînement, vous aurez du mal à synchroniser deux coups d'affilée et donc à gagner la moindre manche.

Les problèmes dans le gameplay viennent en fait de la conception de Tekken Tag Tournament. Le jeu est pourtant en 3D mais il n'utilise pas la 3D comme il devrait le faire, et comme le font ses concurrents.
En effet, dans Tekken Tag Tournament, les arènes utilisent en fait une toute petite surface de combat et malgré l'apparente grandeur, vous serez bel et bien bloqués.
Ce côté exigu se retrouve aussi dans les déplacements de vos personnages qui loin d'un Soul Calibur ou d'un Dead Or Alive 2, restent toujours très statiques et peu fluides.
Un gros problème en comparaison de ses concurrents malgré les capacités de la PlayStation 2 qui débordent de l'écran.

Car le moteur graphique est certainement une pure merveille. Les personnages sont magnifiques avec une finesse et un détail qui laissent pantois.
De même pour les arènes qui font montre de textures absolument invraisemblables de réalisme et de finesse.
Jamais vous n'avez vu pareil décors et aussi bien les éclairages que les petits effets placés ça où là sont tout simplement hallucinants.
Une prouesse technique qui émeut tout en gardant une fluidité exemplaire, quelles que soient les conditions de jeu.
Le seul défaut de la 3D qui est à signaler est un petit décalage entre l'arène proprement dite et les décors du fond.
Quand l'arène tourne, on peut en effet apercevoir un décalage dans la synchronisation des deux mais rien de gênant pour le combat en lui même.

En bref, Tekken Tag Tournament est bien le fils de son père. S'il reste pas moins une valeur sûre dans le monde de la baston 3D de par ses adeptes et sa finalisation, Tekken Tag Tournament n'arrive clairement pas à surclasser Soul Calibur ou Dead Or Alive 2 sur le même support.

Kornifex, le 20 novembre 2000

Source : jeuxvideo.com

Intro de Tekken Tag Tournament

TEKKEN 4

Fer de lance de Namco dans la catégorie baston, Tekken revient sur PlayStation 2 après les débuts plus ou moins controversés de l'édition Tag Tournament.
Aujourd'hui, Tekken 4 a tout ce qu'il faut pour réconcilier les inconditionnels de la série et séduire ceux qui n'auraient pas accroché au gameplay de Virtua Fighter 4.

Les amoureux des jeux de combat ont donc une fois de plus rendez-vous sur PlayStation 2 pour un nouveau tournoi à mains nues dans les arènes de la série Tekken.
Les chefs-d'oeuvre du genre commencent d'ailleurs à se bousculer sur la console de Sony, puisqu'après Dead Or Alive 2, Virtua Fighter 4, Bloody Roar 3 et Tekken Tag Tournament, les amateurs de baston 3D n'ont que l'embarras du choix en attendant l'ouragan Soul Calibur 2 !
Et pour vous mettre l'eau à la bouche, sachez que Namco a tout donné pour rendre son nouveau Tekken totalement incontournable : une avalanche de personnages jouables, des modes de jeu inédits, une réalisation exemplaire, une animation irréprochable grâce à l'option 60 Hz, et plusieurs améliorations sensibles au niveau du gameplay.

HISTOIRE

Mais commençons par le commencement. Le jeu se déroule plusieurs années après le précédent opus, alors qu'un nouveau tournoi destiné à élire «The king of iron fist» nous amène à renouer avec de vieilles connaissances.
Les dix persos proposés au départ ne sont qu'un aperçu du florilège de combattants dissimulés dans le jeu.
Au total, ce ne sont pas moins de 23 personnages jouables que vous pourrez découvrir dans Tekken 4 : les gros bras, les beaux gosses stylés, les jeunes filles survoltées, et même les énormes peluches faussement affectueuses que sont Panda et son compère Kuma.
Je ne sais si je dois en dresser un listing complet au risque de me faire assaillir par les joueurs anti-spolier, ou bien vous réserver la surprise de découvrir l'ensemble de ces combattants hétéroclites par vous-mêmes.
Dans le doute, je me contenterai donc d'évoquer brièvement la présence de quelques personnages qui apportent beaucoup à Tekken 4, par leur charisme ou leur style de combat particulier.
Il faudra composer notamment avec les mouvements trompeurs de la capoeriste Christie, les incessantes feintes de Steve, et les postures trompeuses de Yoshimitsu, sans oublier la technique inimitable de Combot, un tas de ferraille pas si inoffensif que ça.

GAMEPLAY

Vous aurez noté la présence de quelques petits nouveaux dans le clan de nos Tekken Fighters, et vous ne manquerez pas d'être surpris par le nouveau look de ces adeptes de la baston.
Tous ne plairont pas forcément à tout le monde, mais chacun possède deux designs radicalement différents qui leur confèrent des personnalités parfois carrément distinctes.
On découvre les personnages tels qu'on ne les avait jamais vus avant : Kazuya adoptant un style à la Matrix avant d'apparaître camouflé dans son survêtement, Marduk qui abandonne son collant de catcheur pour revenir métamorphosé façon Crocodile Dundee, et surtout ce fameux Paul qui nous fait l'exclue d'une coiffure naturelle anti-gel !
Derrière ces looks de tueurs, c'est un travail de perfectionniste qui transparaît dans la modélisation des personnages, avec des détails qui tuent jusqu'à la capuche de Jin Kazuya qui s'abaisse uniquement lorsqu'il fait une chute.
Dommage que la réalisation des environnements de jeu n'ait pas bénéficié du même souci de perfection et d'originalité que pour les personnages, même si l'ensemble de ces arènes restent toujours partiellement destructibles.

Mais le plus appréciable reste sans doute ces quelques changements au niveau du gameplay, qui complètent parfaitement les règles déjà établies dans la série Tekken.
Ainsi, s'il est toujours possible de courir pour se projeter sur l'adversaire et le frapper au sol, d'effectuer des chopes ou des combos aériens, le jeu autorise cette fois beaucoup plus de liberté de mouvements.
On peut désormais contourner son adversaire pour passer directement de l'autre côté, et effectuer rapidement des pas de côté pour esquiver et s'offrir l'opportunité d'une projection.
Plus que jamais, le gameplay typique de Tekken ne fera pas l'unanimité, privilégiant des combinaisons rapides mais pas forcément intuitives, et reposant sur un timing très serré.
Il est possible de consulter la Command List à tout moment durant un duel, et même de modifier le niveau de difficulté en plein combat.
Tous ces petits détails en font plus que jamais l'héritier d'une série réservée aux inconditionnels du style de combat très particulier de Tekken.
Les autres lui préféreront peut-être la technicité d'un Virtua Fighter 4 ou l'atmosphère spectaculaire d'un Soul Calibur.
Reste que Tekken 4 est un jeu exemplaire et au contenu très riche. En plus des modes Story, Arcade, Time Attack, Survival, et Practice, on peut également s'essayer au Team Battle (combats jusqu'à huit personnages par équipe), Tekken Force (du beat'em all), et aux challenges du mode Training.
Cerise sur le gâteau, un mode Theater peut être débloqué pour visionner toutes les séquences d'intro, de fin, écouter les musiques du jeu ou revoir ses propres replays.
Tekken 4 n'est donc pas un jeu que l'on boucle trop rapidement. Son esthétique inimitable et ses nombreux challenges en font un soft incontournable pour ceux qui apprécient le gameplay nerveux de la série.

Romendil, le 12 septembre 2002

Source : jeuxvideo.com

Intro de Tekken 4

TEKKEN 5

Si la série de Namco n'a jamais brillé concernant l'évolution de son gameplay, elle a toujours eu pour point d'orgue d'en proposer davantage, que ce soit d'un strict point de vue visuel ou en terme de contenu.
Tekken 5 ne fait nullement exception à la règle puisqu'il pousse la PlaySTation 2 dans ses derniers retranchements pour nous proposer l'épisode le plus abouti de la saga.

En s'attardant sur l'ensemble de la série, on constate que la courbe de progression entre les trois premiers Tekken sur PSone est strictement la même que celle des trois opus suivants sur la PlayStation 2.
Pour clore le bal, et en attendant le prochain épisode sur PlayStation 3, Namco nous gratifie d'un magnifique cinquième épisode qui malgré le manque flagrant d'innovations, se pose comme un incontournable de la baston sur le monolithe noir de Sony.
Une des questions qu'on peut se poser tient à ce qu'on attend d'un nouvel épisode de Tekken.
Personnellement, je dois dire que je ne recherche pas nécessairement un gameplay plus abouti mais plutôt un dynamisme qui n'a jamais fait faux-bond à la série depuis ses débuts.
Je ne nie pas que l'ajout de nouveaux personnages est aussi une donnée importante mais au final c'est bel et bien un état d'esprit que je sollicite.
Nous touchons donc un point sensible qui fait que chaque Tekken se doit d'apporter sa pierre (toute petite soit-elle) à l'édifice de ce monument de la castagne.
Le dernier acte dispose ainsi du minimum syndical afin de ne pas être taxé de simple extension. Au rayon des challenges, on retrouve les classiques Mode Histoire, Arcade, Contre-La Montre, Duel, mode Equipe, Survie et Entraînement.
Rajoutons le beat'em all Devil Within, les trois premiers Tekken dans leur version Arcade ainsi qu'un éditeur pour personnaliser vos combattants et vous obtenez une richesse intrinsèque à même de booster la durée de vie.
Pourtant, ce que je disais plus haut se vérifie également avec ce nouvel opus puisque Namco semble avoir eu beaucoup de mal à apporter des innovations dignes de ce nom.

GAMEPLAY

Par exemple, le mode Devil Within peine réellement à convaincre. La faute en incombe à une gestion de la caméra un peu rebutante (avec l'obligation de la recentrer constamment), des environnements métalliques qui ne changent quasiment pas d'un iota sur toute la durée de l'aventure ou au faible panel de coups que peut utiliser Jin.
Vous pourrez également bénéficier d'une transformation en démon pour varier les plaisirs mais au final ce challenge est uniquement intéressant pour choper quelques crédits supplémentaires qui vous serviront à customiser votre combattant.
Cependant, bien que le relookage de son poulain soit une bonne chose, on se rend vite compte du manque d'envergure de cette personnalisation.
Si le fait de ne pouvoir véritablement créer un personnage ne soit pas trop préjudiciable, il est en effet beaucoup plus dommage que les développeurs n'aient pas opté pour quelque chose de plus consistant en matière d'habillage.
Par conséquent, une fois que vous aurez suffisamment obtenu de crédits (qui se gagnent dans quasiment tous les modes de jeu), vous devrez choisir un des combattants disponibles avant d'entrer dans la phase de personnalisation.
Vous pourrez alors modifier son visage, lui ajouter un couvre-chef, quelques babioles (spécifiques à chaque héros), acheter de nouveaux costumes et en modifier les couleurs.
Cette description semble prometteuse mais en définitive, ça s'avère peu intéressant, les objets à acheter étant anecdotiques et bien trop chers pour certains : une casquette pour 500,000 G, c'est un peu fort de café.
Bref, l'idée ne demande qu'à être peaufinée et on attendra de voir ce que cela donne dans Soul Calibur III qui devrait également proposer une idée similaire.

En dehors de cet apport, il faut avouer que le mode Histoire est encore mieux fichu que dans Tekken 4. Faisant évoluer l'histoire des personnages au travers de superbes artworks, Namco a pensé à inclure quelques dialogues avant certains combats, ce qui apporte une petite touche scénaristique à l'ensemble.
Certes, ça ne confine pas au génie mais quand on suit la série depuis ses débuts, c'est fort appréciable, tout comme les cinématiques de fin qui sont d'une beauté transcendante.
On ne s'étonnera donc pas de retrouver la relation Paul/Law qui est toujours traitée sous l'angle de la comédie, les retrouvailles entre Jak et sa petite protégée, etc.
Rien ne change mais c'est avec un sourire à peine gêné que le fan en demandera encore plus. Je trouve tout de même dommage que la difficulté de ce mode soit assez mal dosée en fonction des combattants choisis.
Le rapport de force entre certains fighters est encore trop présent (Nina et Anna sont à ce titre de véritables pestes) et bien qu'on puisse modifier divers paramètres (difficulté, nombre de rounds...), on s'étonnera de voir que le challenge est assez élevé et ce même en Très Facile.
Bien que ce défi s'étale sur huit combats, vous devrez faire preuve de pas mal de sang froid arrivé au 4eme ou 5eme affrontement.
Et que dire du boss de fin qui est à s'arracher les cheveux sachant qu'il arrive parfois que vous n'ayez même pas le temps d'appuyer sur un bouton qu'il vous a déjà envoyé au tapis après un combo de quatre coups et une attaque énergétique qui vous enlève à elle toute seule la moitié de votre barre de vie.
Tekken 5 a beau être jouissif et maniable, il n'en reste pas moins plus coriace que ses prédécesseurs.

La jouabilité, elle, ne change pas vraiment. Toujours aussi accessible, le gameplay de Tekken est avant tout une ode à la simplicité qui permet à n'importe quel joueur de réaliser des enchaînements impressionnants dès le départ.
Pourtant, n'allez pas croire qu'il s'agit ici de tapoter sur n'importe quelle touche pour réaliser des combos bien violents.
En fait, le gros plus de la série vient du fait qu'il est parfaitement possible de mémoriser une dizaine de combos afin de les sortir pour varier les combats.
Ensuite, rien ne vous empêche de vous entraîner sans relâche pour pouvoir sortir la centaine d'enchaînements dont disposent certains combattants, mais là il va vous falloir une sacrée bonne mémoire ainsi que des réflexes d'acier.
En plus de trois nouvelles têtes, on retrouve tous les héros de la saga qui en ont fait ce qu'elle est. Il est un peu frustrant de s'apercevoir que plusieurs personnages se ressemblent énormément dans le design ou dans la façon de se battre mais tout ceci est plus ou moins légitimé par une relation parentale, maître/élève ou tout simplement par le scénario.
Si 20 personnages sont disponibles dès le départ, vous pourrez en débloquer 11 autres en terminant plusieurs fois le mode Histoire.

Je reviens brièvement sur les trois nouveaux combattants pour féliciter Namco qui a su faire en sorte que les nouvelles têtes ne soient pas de pâles copies de leurs petits camarades.
Raven, est un ninja très "Bladesque" qui sait enchaîner les coups rapides basés sur les sauts, les esquives et qui pour ne rien gâcher possède un jeu de jambes incroyable.
Un combattant très agréable à jouer qui m'a vraiment tapé dans l'oeil. Feng Wei, lui, fait davantage parler sa force que sa rapidité.
Néanmoins, ce combattant très sûr de lui propose une palette de coups assez imposante qui en fait quelqu'un à même de faire face à bien des situations.
La petite dernière, Asuka, est une vraie pile électrique qui ne perd jamais une occasion de narguer ses adversaires.
Si je dois avouer ne pas l'avoir aimé dès le départ, j'ai réussi à l'apprécier au fil des combats, ne serait-ce que pour ses enchaînements en plusieurs temps qui peuvent faire de gros ravages contre des adversaires imprudents.
A ce sujet, ces combos en plusieurs temps, qui permettent de commencer un enchaînement, de marquer un temps de pause puis de frapper dans la foulée sont communs à plusieurs fighters et rendent les combats très techniques.
En somme, on retrouve les sensations des premiers Tekken qui manquaient quelque peu à Tekken Tag Tournament et Tekken 4 et c'est un vrai bonheur de ressentir un plaisir continu à mesure que les heures de jeu avancent.

En comparaison de Tekken 4, certains décors de Tekken 5 pourront décevoir, surtout au niveau des arrière-plans moins vivants.
Mais passé ce cap, quelle claque graphique ! Les personnages disposent toujours d'autant de costumes et il est vraiment étonnant de voir que certains d'entre eux donnent l'impression d'avoir affaire à des personnages totalement différents, à l'image de Yoshimitsu par exemple.
Ce défilé de mode est aussi un bon moyen pour jouer encore et encore, histoire de profiter des talents de styliste des développeurs ou tout simplement pour se délecter de la qualité des animations.
A ce sujet, si ces dernières sont fluides et nombreuses, on pourra être étonné de voir que certaines d'entre-elles n'ont pas évolué depuis le premier opus à l'image du mouvement qu'esquissent les personnages lorsqu'ils sont K.O.
Ensuite, bien que les décors soient destructibles, il est frustrant de ne pouvoir combattre sur plusieurs niveaux alors que c'est désormais monnaie courante dans la plupart des jeux de baston.
Mais ces légers détails ne vous empêcheront pas de profiter de superbes graphismes qui magnifient des affrontements percutants.
"Percutant", c'est le mot pour définir ce Tekken 5 qui, sans bouleverser la donne, s'impose comme un des meilleurs jeux de combat de la PlayStation 2 malgré le peu de nouveautés et quelques défauts constatés ici et là.
Son gameplay toujours aussi accessible achèvera de convaincre les fans les plus endurcis comme les nouveaux venus et si la série tire sa révérence sur le monolithe noir, cette dernière pièce du puzzle nous fait espérer de grandes choses sur les consoles Next Gen.
Tekken vient à peine de naître mais ses cris résonnent déjà dans un lointain avenir, soyons à l'écoute.

Logan, le 28 juin 2005

Source : jeuxvideo.com

Intro de Tekken

TEKKEN 6

La célèbre série de jeux de combat en 3D Tekken revient enfin sur PlayStation 3 avec un sixième opus bourré d'adrénaline et d'effets visuels spectaculaires.
Les fans seront-ils une nouvelle fois conquis ?

Apparue au milieu des années 90 dans les salles d'arcade puis sur Playstation, la saga Tekken a largement contribué à définir les bases de la baston en 3D aux côtés du tout premier représentant du genre : Virtua Fighter.
Fortes d'un gameplay exceptionnellement riche et néanmoins parfaitement accessible aux débutants, les différentes versions qui se sont succédées jusqu'en 2008 ont toutes rencontré un véritable succès commercial tant et si bien que le nombre total d'exemplaires écoulés dans le monde dépasse aujourd'hui les 20 millions d'unités.
Il faut dire que la franchise a ses inconditionnels et que certains de ses personnages tels que Heihachi Mishima, Paul Phoenix, Nina Williams ou Yoshimitsu sont devenus en l'espace de quelques années de véritables légendes.

Contrairement à Soulcalibur, et bien qu'elle se soit exceptionnellement aventurée sur Game Boy Advance en 2001 avec l'excellent Tekken Advance, la série Tekken était jusqu'à présent restée fidèle à Sony.
Avec la parution simultanée de Tekken 6 sur PS3 et Xbox 360, cette exclusivité appartient désormais au passé.
Sorti en arcade en 2007, cet épisode arrive aujourd'hui sur nos consoles avec des tonnes de personnages, de modes de jeu et d'options de customisation.
Mettant en scène un total de 40 combattants plus un gigantesque boss et un robot titanesque, Tekken 6 peut se vanter d'inclure le roster le plus complet de toute la saga.

Au sujet des nouveaux venus, on retrouvera les personnages découverts il y a 2 ans sur la version arcade tels que le très androgyne Leo, l'impulsif Miguel, la mystérieuse Zafina et Bob, un expert en arts martiaux aussi imposant qu'agile.
Malgré ses nombreux kilos en trop, ce dernier est effectivement capable de placer des attaques d'une rapidité et d'une puissance proprement ahurissantes.
Bien qu'il soit encore un peu tôt pour en avoir la certitude, il y a fort à parier que ce proche cousin du Rufus de Street Fighter 4 a toutes les chances de briller dans les compétitions online.
Viennent ensuite, Lars Alexandersson et Alisa Boskonovitch, deux combattants ajoutés lors de la mise à jour Bloodline Rebellion proposée en 2008.
Si le premier ne retiendra pas forcément l'attention malgré son lien avec la famille Mishima, le second ne risque pas de passer inaperçu.
Il faut dire qu'Alisa Boskonovitch, belle androïde assemblée par le fameux docteur russe qui porte son nom, dispose d'une des palettes de coups les plus délirantes que l'on ait pu voir jusqu'ici.
Capable non seulement de se servir de tronçonneuses bioniques ou de propulseurs intégrés, Alisa a en effet le don de surprendre ses adversaires en détachant par exemple sa tête qu'elle utilise ensuite comme arme de poing ou comme bombe à retardement.
Stupeur et fou-rire garantis pendant les soirées entre amis !

GAMEPLAY

Si les personnages charismatiques adoptant toutes sortes de styles de combat constituent indiscutablement un atout pour Tekken 6, son gameplay remarquable, héritier d'une des plus anciennes sagas de baston en 3D, est toujours aussi efficace.
Très accessible en apparence, le système de jeu se révèle une fois de plus d'une richesse fantastique pour qui a le temps de s'y consacrer.
De fait, que l'on soit un parfait débutant, appuyant au hasard sur les quatre boutons attribués aux pieds et aux mains des combattants, ou que l'on soit un joueur expérimenté connaissant ses combos sur le bout des doigts, on trouvera matière à s'amuser.
Et bien qu'il faille des dizaines d'heures avant de maîtriser toutes les subtilités du soft , notre petite cousine qui n'a jamais touché un paddle s'éclatera tout autant que le hardcore gamer soucieux de perfectionner ses juggles (enchaînements aériens) ou ses contres à longueur de week-ends.
Petite déception, si cet opus 2009 a bénéficié de quelques prises supplémentaires et d'un meilleur équilibrage des dégâts, il n'introduit aucun mécanisme de jeu révolutionnaire.
Certes, les divers combattants passent maintenant en mode Rage quand ils sont sévèrement touchés pour causer plus de dommages et il est désormais possible de traverser les murs de certaines arènes comme dans les Mortal Kombat, mais ces nouveautés sympathiques restent finalement anecdotiques.

Combats en ligne classés, versus, arcade, survie, défi chronométré, combats en équipe, il y a mille-et-une façons de se mettre sur le pif dans Tekken 6.
Si les modes de jeu que l'on vient d'énumérer à l'instant vous sont sans doute familiers, il n'en sera peut-être pas de même pour le mode Fantômes et le mode Histoire.
S'apparentant à un survival, le premier nous invite à combattre une série de fantômes d'adversaires contrôlés par l' I.A.
Entre chaque joute, le joueur a le choix entre défier l'un des trois combattants qu'on lui soumet ou s'arrêter là.
Rien de bien compliqué donc mais un mode de jeu plutôt accrocheur au final. En ce qui concerne le mode Histoire, il s'agit de terrasser les adversaires que l'on croise dans des décors en 3D à la manière d'un beat'em all.
Faisant immanquablement penser au mode Tekken Force auquel on avait eu l'occasion de s'essayer par le passé, l'aventure (en solo ou en coopération) ne casse pas des briques mais permet néanmoins d'en apprendre un peu plus sur les derniers rebondissements de la saga tout en gagnant de coquettes sommes d'argent.
Argent qui servira bien entendu à acheter d'innombrables accessoires plus ou moins farfelus pour ses 40 personnages dans un atelier de customisation extrêmement poussé.

Sachant pour finir que chaque combattant dispose d'un rang qui évolue au fur et à mesure de ses performances au combat et que les affrontements en ligne sont passionnants, Tekken 6 semble décidément tout avoir pour s'imposer une nouvelle fois auprès du public.
D'autant que sa réalisation, tant au niveau graphique (on en prend plein les yeux) qu'au niveau sonore (la bande-son est très dynamique) est quasiment sans faille.
Quasiment ? Oui, car il subsiste un problème de taille, anodin au premier abord mais prenant rapidement des proportions assez agaçantes : les temps de chargements.
Survenant avant chaque menu et bien sûr avant chaque affrontement, ces derniers finissent vite par taper sur le système en hachant plus que de raison le rythme des parties.
Il n'empêche que Tekken 6 assénera à juste titre une gigantesque claque à tout amateur de jeux de baston en 3D qui se respecte.
Que l'on soit spécialiste du genre ou simple pratiquant occasionnel, la fameuse série de Namco reste décidément une référence incontournable dans son domaine.

Dharn , le 30 octobre 2009

Source : jeuxvideo.com


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