SHADOW OF MEMORIES

Playstation 2
Japon :
22 février 2001
USA :
5 mars 2001
Europe :
30 mars 2001

Xbox
Europe :
8 novembre 2002

Note de jeuxvideo.com :
13/20

SHADOW OF MEMORIES

Très attendu par de nombreux joueurs, et par moi-même, Shadow of Memories arrive enfin en France.
Annoncé comme une grande aventure épique, le jeu de Konami se veut être une libre adaptation du Faust de Goethe et propose de mener l'enquête sur un meurtre.
Petit problème, c'est vous la victime.

HISTOIRE

«Je m'appelle Eike, Eike Kusch. L'autre jour, en sortant d'un café, je me suis fait poignarder dans la rue. Et si je suis là pour vous en parler, c'est que quelqu'un ne voulait pas que je meurs, quelqu'un était prêt à me donner une chance d'éviter ma propre mort. Cette personne m'a donc ramené un peu avant l'heure fatale et j'ai ainsi pu éviter cet événement tragique.»

Voici comment débute le scénario très compliqué de Shadow of Memories.
Vous l'aurez compris, Eike, le héros principal meurt dès les premières minutes du jeu.
Homunculus, un personnage mystérieux à l'aspect androgyne, ne le voit pas de cette façon et le renvoie peu avant sa mort.
Eike devra alors essayer de rassembler des éléments qui l'empêcheront de mourir.
Je m'explique. Pour éviter d'être poignardé dans le square, Eike devra, par exemple, y faire venir un maximum de personnes à l'heure du crime ce qui aura pour effet de décourager l'assassin de frapper devant de nombreux témoins.
Ce principe s'applique tout au long des dix chapitres du jeu. A chaque fois, vous assistez impuissant à la mort du pauvre Eike, puis Homunculus le ressuscite et c'est alors à vous de déjouer les plans du destin.

Pour se faire, Homunculus vous donne un objet bien utile pour la suite de vos aventures : un digipad. En l'utilisant, Eike peut naviguer entre différentes époques.
1580, 1902, 1980 ou 2001, toutes ces dates sont reliées de près ou de loin à sa mort prochaine. En voyageant ainsi à travers le temps, Eike en apprendra beaucoup sur lui-même.
Mais ces sauts dans le temps lui permettront aussi d'en apprendre plus sur les motivations de l'assassin et pourra ainsi le démasquer.

Malgré le thème récurrent du jeu, à savoir la mort, Shadow of Memories se veut résolument non-violent.
Eike n'aura jamais à se servir de ses poings ou d'une quelconque arme. Non, toute l'intrigue repose sur les rencontres qu'il fera et sur la manière dont il agira face à telle situation.
Car Shadow of Memories est bien un jeu d'aventure, genre très peu représenté sur console. Il est évident qu'il ne s'adresse pas à un public féru d'action, mais plutôt à ceux qui préfèrent réfléchir et qui ne craignent pas de rester passifs devant leur écran pendant de longues séquences cinématiques.
En gros, à ceux pour qui un bon scénario fait un bon jeu.

Le scénario est donc complexe et travaillé à souhait, mais il est aussi servi par une réalisation somptueuse et plus particulièrement par une esthétique qui ne peut laisser indifférent.
L'atmosphère froide dans laquelle on plonge n'est pas rassurante et on ne se sent pas toujours en sécurité.
Attention tout de même, on est loin du glauque et du malsain de Silent Hill, bien qu'une partie de l'équipe du jeu ait travaillé sur ce dernier.
Dans Shadow of Memories, on a juste l'impression que n'importe lequel des protagonistes pourrait être l'assassin et on se met à suspecter un peu tout le monde.

GAMEPLAY

Malheureusement, Shadow of Memory n'est pas parfait et souffre de quelques défauts majeurs plus ou moins liés.
Le jeu est en effet extrêmement court si on ne prend pas le temps de s'attarder sur chaque détail. Il m'a fallu à peu près deux heures pour arriver au cinquième chapitre ce qui est franchement peu et laisse envisager du pire pour la suite.
De plus, les phases de jeu où on a réellement le contrôle de Eike sont assez rares, Shadow of Memories fait effectivement la part belle aux scènes cinématiques et les trois quarts du temps on assiste en tant que spectateur au jeu.
Et les rares fois où c'est à nous de jouer, on se retrouve face à des énigmes trop simples (prendre l'échelle pour monter...).
C'est dommage, car l'aventure vaut vraiment le coup d'être vécue, ne serait-ce que pour connaître toutes les ficelles du scénario.

Jihem , le 30 mars 2001

Source : jeuxvideo.com

Intro de Shadow of Memories


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