ONIMUSHA : WARLORDS
Le jeu attendu par tous les possesseurs de Playstation 2 arrive enfin en Europe dans un déluge de combats spectaculaires et de lames qui s'entrechoquent sous les flots d'hémoglobine et les cris de rage des combattants.
Le Japon féodal sans aucune restriction, avec ses affrontements majestueux mais aussi la violence sanglante de ses affrontements.
Un voyage inoubliable, mais qui prend fin trop rapidement.
HISTOIRE
Année 1560. Les premières lueurs du soleil levant se déversent sur un Japon féodal en proie à d'éternelles luttes entre clans rivaux, orchestrées par des seigneurs de guerre assoiffés de haine et de destruction.
Une scène plutôt banale pourtant, mais qui va en quelques instants prendre une dimension beaucoup plus importante avec l'intervention de forces surnaturelles aux pouvoirs infiniment plus dévastateurs.
C'est dans ce contexte que l'histoire prend forme sous les yeux du joueur, aspiré sans qu'il s'en rende compte par une trame scénaristique prodigue en événements dramatiques et en rebondissements, entrecoupée çà et là de scènes cinématiques tout simplement grandioses.
En quelques minutes, les événements s'enchaînent inexorablement, et l'on assiste à une intervention classieuse du héros, samouraï de son état, qui fait parler sa lame pour ne laisser derrière lui qu'une mare de sang.
Des retrouvailles éphémères avec une jeune princesse, puis l'apparition terrible d'une créature démoniaque et la mort inattendue de Samanosuke.
Le début d'une quête au-delà de la vie et de la mort pour le héros, qui reprend aussitôt les armes, fortifié par sa résurrection inespérée.
Doté à présent de pouvoirs surnaturels et d'un gant capable de dévorer les âmes des monstres, le samouraï reprend la route du combat, tandis que le joueur fébrile ressert davantage son emprise sur la manette de la PlayStation 2.
Capcom oblige, c'est une fois de plus à un survival-horror que nous convie l'éditeur, mais si le concept est le même, l'ambiance d'Onimusha est radicalement différente de celle de Resident Evil.
GAMEPLAY
Si l'univers est toujours aussi glauque et regorge de morts-vivants et de bêtes monstrueuses, l'atmosphère qui s'inspire du Japon féodal est très palpable.
Imaginez maintenant un Resident Evil où les possibilités de mouvements sont décuplées, et vous aurez une petite idée de l'incroyable liberté offerte par le gameplay d'Onimusha.
S'il faut encore une fois s'habituer aux contrôles particuliers du genre, les sensations ressenties lors des combats sont incroyables.
Le moindre petit combat au sabre ressemble à un véritable duel, et la façon dont les adversaires sautent dans tous les sens pour esquiver vos coups est hallucinante.
Expert en arts martiaux, le héros possède la possibilité d'enchaîner toutes sortes de coups, de se déplacer normalement ou en pas de côté, de reculer en faisant face à l'adversaire, de donner un coup de pied puissant pour mettre son adversaire au sol et l'achever tranquillement en se servant de son katana pour l'empaler.
Il est d'ailleurs possible d'acquérir de nouvelles armes au cours du jeu, dont un arc pour tirer à distance. Le jeu possède la particularité que chaque ennemi tué rapporte de l'expérience au héros, sous la forme de sphères d'âmes qu'il suffit de capturer à l'aide du précieux gantelet.
Le joueur possède ainsi la liberté d'améliorer ses armes ou ses accessoires avec les âmes récupérées, selon ce qu'il désire faire évoluer.
Il faudra également prendre en compte la barre de magie qui permet d'effectuer des coups spéciaux dévastateurs en rapport avec les élément feu, foudre ou vent, très utiles contre les boss.
Bien sûr, la progression est également parsemée de petites énigmes qu'il faudra résoudre pour avancer dans le jeu, mais cela reste en général très simple.
Avec son système de progression particulier, Onimusha est un jeu dans lequel n'importe quel joueur aura plaisir à évoluer.
On ne reste jamais bloqué très longtemps sur une difficulté, puisqu'il y a toujours la possibilité d'améliorer sa puissance de frappe ou ses pouvoirs.
Le gameplay, qui réside entièrement dans les esquives et les parades, est réellement intéressant, et donne un petit côté beat'em all au soft.
A signaler quand-même que le jeu est parfois très gore ; ce n'est pas pour rien que le soft est déconseillé aux moins de 16 ans.
Autre point essentiel : le jeu se révèle extrêmement court puisque seulement quelques petites heures suffisent pour en voir la fin.
Onimusha n'en reste pas moins un chef-d'oeuvre épique, une perle rare sur PlayStation 2 qui mérite que l'on s'y arrête et sur laquelle on a plaisir à revenir, tant la mise en scène et les sensations sont époustouflantes.
Romendil, le 09 juillet 2001
Source : jeuxvideo.com
Intro de Onimusha Warlords

ONIMUSHA 2 : SAMUAI'S DESTINY
Bien des années après que le clan des démons fut vaincu par un jeune samouraï que la légende retiendra sous le nom de Samanosuke, le Japon sombra à nouveau dans l'ère du chaos.
Face à un seigneur Nobunaga trop cruel pour mériter sa place dans le royaume des morts, Jubei Yagyu s'engouffra dans la spirale sanglante de la vengeance, sans savoir que la marque greffée sur sa main allait le conduire aux limites de sa propre humanité.
On ne joue pas impunément avec les âmes.
On a tous encore à l'esprit le choc que fut Onimusha : Warlords lors de sa sortie sur Playstation 2.
Le jeu déchirait tout, de par l'excellence de son gameplay et la beauté des scènes de jeu qui rendaient un bel hommage aux affrontements sanglants mais néanmoins majestueux qui caractérisent le Japon féodal.
Pourtant, le vent de tempête finit par retomber rapidement devant la faible durée de vie du soft.
Aujourd'hui, Onimusha 2 abandonne le visage fatigué de Samanosuke pour renaître sous les traits de Yusaku Matsuda, l'un des acteurs les plus réputés de l'archipel, et crée à nouveau la surprise en nous offrant une expérience de jeu encore plus exceptionnelle.
Honte sur moi d'avoir douté du potentiel de ce titre en lançant le jeu d'un air désabusé. Onimusha 2 est une véritable merveille, un soft qui n'a pour seul défaut que de faire perdre toute notion du temps et des priorités.
GAMEPLAY
Si Onimusha 2 s'inscrit dans la continuité de son prédécesseur, il risque pourtant de surprendre les adeptes du premier opus lorsqu'ils verront à quel point Capcom a eu l'audace de repenser entièrement le gameplay afin de décupler la profondeur de jeu.
Les nouvelles idées foisonnent sans pour autant que le jeu perde la moindre parcelle de ce qui avait fait l'intérêt du premier opus.
Même si le soft privilégie toujours l'action et affiche des scènes de combat encore plus époustouflantes que par le passé, le jeu comporte désormais des aspects plus axés sur l'aventure et le dialogue.
Outre le fait que le soft propose beaucoup plus de scènes cinématiques, on retiendra surtout l'apparition de nouveaux alliés et l'importance des interactions avec ces derniers.
Très vite, le joueur pénètre dans un village grouillant de vie, théâtre de rencontres plus ou moins amicales qui verront intervenir un certain nombre de personnages qui pourront devenir vos alliés.
Ainsi, en mettant la main sur des objets spéciaux trouvés au hasard d'une ruelle ou achetés dans une échoppe, il devient possible de faire des échanges de cadeaux avec ces personnages, pour les voir ensuite venir vous prêter main-forte dans les moments les plus inattendus.
Certaines phases de jeu vous autoriseront même à les contrôler, et sachant qu'ils ont tous un style de combat bien à eux, cela donne lieu à des moments réellement jouissifs qui enrichissent de façon considérablement l'intérêt de la progression.
Mais le plus appréciable et de constater que le scénario se déroule différemment en fonction de vos affinités avec vos quatre principaux alliés, ce qui obligera à recommencer le jeu plusieurs fois pour essayer de compléter l'aventure dans son intégralité.
Le menu principal recèle d'ailleurs plusieurs bonus cachés dont le trailer d'Onimusha 3, de nouveaux costumes pour les personnages, des mini-jeux, et plusieurs niveaux de difficulté.
Autant de petits plus appréciables qui compensent une durée de vie qui reste relativement faible, mais tout de même plus longue que pour le premier opus.
Pour le reste, c'est toujours le plaisir de jeu à l'état pur que l'on retrouve à travers des scènes d'action d'anthologie.
On renoue avec le principe de l'absorption des âmes qui permet d'upgrader son équipement, mais aussi, et là c'est une nouveauté, de se transformer un court instant en Onimusha, le bourreau des créatures des ténèbres.
Les combos de coups s'enchaînent à la perfection et se concluent bien souvent par un «finish move» d'une violence inouïe.
Les possibilités de mouvement ne se limitent d'ailleurs pas à ça, puisqu'on peut également effectuer toutes sortes de techniques spéciales à découvrir sur des parchemins, donner des coups de pieds pour déstabiliser l'adversaire et renforcer les jambières pour améliorer leur efficacité, utiliser des arcs ou des armes à feu, lancer des attaques magiques et se mettre en garde pour sortir des contre-attaques fulgurantes.
Non seulement les adversaires font preuve d'une certaine intelligence, mais que dire des boss dont le charisme n'a d'égal que l'agressivité ?
Le jeu recèle toutes sortes d'énigmes et les environnements de jeu font preuve d'une qualité graphique exceptionnelle.
Une pluie battante s'abat sur la forêt tandis que vous vous frayez un passage au katana en taillant quelques bambous gênants.
Des objets se brisent et des pans de murs s'effondrent lors d'une bataille acharnée à l'intérieur d'un bâtiment.
Un ruisseau d'apparence calme se déchaîne subitement alors que des piranhas vous assaillent tandis que vous vous avancez les genoux dans l'eau.
Et que penser du superbe rendu des sources lumineuses qui assistent muettes à votre avancée dans les dimensions fantômes ?
Voilà incontestablement l'un des jeux les plus éblouissants et les plus passionnants que l'on ait pu voir sur PlayStation 2.
Romendil, le 09 octobre 2002
Source : jeuxvideo.com Intro de Onimusha 2 Samurai's Destiny

ONIMUSHA 3 : DEMON SIEGE
Trois ans après la sortie d'Onimusha Warlords, Capcom nous invite à découvrir la conclusion d'une trilogie qui laissera certainement son empreinte dans l'histoire des meilleurs titres de la firme, aux côtés des Resident Evil et autres Devil May Cry.
Onimusha 3 marque aussi la rencontre entre la culture asiatique et la culture française par l'intermédiaire d'un duo de héros aux visages évocateurs.
HISTOIRE
Inébranlable, indestructible et fou à lier, le sanguinaire Nobunaga étend ses ambitions de domination à l'échelle de la planète.
Cette fois, ce n'est plus seulement l'archipel nippon qui est visé, mais bien le vieux continent qui tremble devant la pire catastrophe de notre temps.
L'arrivée des Genma dans la capitale française est ressentie comme une flèche en plein coeur pour un peuple qui a depuis trop longtemps relégué les démons au rang de légendes.
Se déversant par une faille spatio-temporelle telle la vermine sortant de son trou, les Genma déversent le sang des humains dont la résistance est immédiatement balayée.
Individu esseulé dans une ville où règne la mort, le soldat Jacques Blanc déverse courageusement son dernier chargeur lorsque surgit Samanosuke Akechi.
Emporté malgré lui dans cette faille espace-temps, le samouraï dont les exploits sont contés dans Onimusha : Warlords se retrouve dans un lieu inconnu 500 ans après l'ère Sengoku.
Les deux hommes n'ont pas le temps de se croiser du regard que Jacques Blanc est projeté à son tour dans une faille qui le ramène 500 ans en arrière au pays du soleil levant.
Il leur faudra dès lors trouver le moyen de rejoindre leurs époques respectives tout en débarrassant la terre de la présence des Genma et de leur chef, l'odieux Nobunaga.
Mais les deux alliés choisis par le Clan des Onis disposent d'un atout redoutable : le gantelet des âmes.
GAMEPLAY
L'aventure se présente donc comme une quête alternant entre les événements se déroulant en 1582 près du temple Honnô-ji et les événements actuels à Paris en 2004.
Les deux progressions s'enchaînent de façon parfaite et les liens se resserrent au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire.
Des liens qui se font notamment par l'intermédiaire d'une petite fée nommée Ako, une Tengu capable de voyager entre les deux époques et de réduire à néant les barrières du langage.
A ce propos, les deux héros sont très vite capables de comprendre et de dialoguer avec les autochtones, le français authentique de Jean Réno pour Jacques Blanc étant rapidement remplacé par un doublage anglais.
Dommage que celui-ci ait évincé le doublage japonais qui avait au moins le mérite de convenir parfaitement aux situations du Japon féodal et à Samanosuke, dont le personnage reprend les traits de l'acteur Takeshi Kaneshiro.
Même si les environnements diffèrent considérablement d'une époque à l'autre, les deux personnages se retrouvent confrontés aux mêmes types de situations et bénéficient chacun de la présence d'alliés providentiels.
Dans le Japon féodal, c'est le Samanosuke de 1582 qui viendra prêter main forte à Jacques, tandis que le samouraï sera épaulé en 2004 par la française Michelle Aubert.
Une jeune femme qui a d'ailleurs des liens avec Jacques et qui apparaît par la suite comme un troisième personnage jouable, redoutable lorsqu'elle se retrouve munie d'un lance-grenades.
Chaque personnage dispose ainsi de ses propres techniques de combats, au sabre pour Samanosuke et au fouet pour Jacques.
Ce dernier peut même utiliser son fouet pour s'élancer par dessus les gouffres ou pour saisir un ennemi léger.
La fée Ako joue également un rôle crucial dans la mesure où elle est capable de déceler des items inaccessibles et de revêtir des vestes qui lui confèrent des pouvoirs spéciaux.
Le gameplay n'a guère changé depuis les deux précédents volets, et les affrontements se révèlent toujours aussi dynamiques, violents et sanglants.
Loin de se résumer à du simple bourrinage, les attaques font intervenir des manoeuvres d'esquive, des combos et des techniques pas forcément faciles à placer, comme la contre-attaque fulgurante.
On retrouve évidemment les différentes âmes à absorber ainsi que la possibilité de faire évoluer ses armes, son gantelet et son armure.
Les deux personnages peuvent également atteindre l'état surpuissant d'Onimusha pour acquérir la force dévastatrice d'un guerrier démon.
Sans réellement évoluer, le gameplay fait toujours autant recette et l'on retrouve les énigmes typiques de tout bon Onimusha, avec les fameux casse-tête dans les coffres.
Certains niveaux communiquent même d'une époque à l'autre, les conséquences d'une action faite par l'un des deux héros influant sur celles que pourra faire l'autre.
Ceux-ci pourront d'ailleurs se transmettre des objets via des sortes de téléporteurs d'items. Si le scénario, et surtout les cut-scenes, peuvent surprendre de par leur tournure souvent tirée par les cheveux, et si certaines répliques frôlent parfois le ridicule, l'histoire n'en demeure pas moins passionnante à découvrir bien que la présence de la fée et du jeune fils de Jacques empêchent la trame de prendre des allures trop sombres.
Il faut néanmoins aller jusqu'au bout de l'aventure pour découvrir des niveaux qui font réellement preuve d'originalité et admettre que cet Onimusha 3 offre une conclusion admirable à la saga.
Il est tout bonnement impensable de passer à côté si l'on a fait les deux premiers volets.
Romendil, le 09 juillet 2004
Source : jeuxvideo.com Intro de Onimusha 3 Demon Siege 
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