BLOOD OMEN : LEGACY OF KAIN

PlayStation
France :
novembre 1996

LEGACY OF KAIN : SOUL REAVER

PlayStation, Dreamcast
France :
1999, 2000

Note de jeuxvideo.com :
19/20
---

SOUL REAVER 2

PlayStation 2
USA :
21 octobre 2001
Europe :
23 novembre 2001
Japon :
14 février 2002

Note de jeuxvideo.com :
17/20
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BLOOD OMEN 2

PlayStation 2, GameCube, Xbox
France :
2002

Note de jeuxvideo.com :
15/20
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LEGACY OF KAIN : DEFIANCE

PlayStation 2, Xbox
France :
2003

Note de jeuxvideo.com :
15/20

A travers la série l'on construit un puzzle sur les origine du monde de Nosgoth. Il y a bien longtemps une race angélique nommée les Ailés menèrent une guerre féroce contre les Hyldens une race maléfique.
Ces derniers mis en déroute furent banni du monde par les ailés. Les Hyldens maudirent les ailés et leur infligèrent le vampirisme.
Pour empêcher les Hyldens de revenir terroriser les ailés, ces derniers érigèrent neuf colonnes, sceaux de la prisons des Hyldens, gardés par neuf gardiens.
Au fur et a mesure, les ailés, ou vampires, se virent dérobés la garde des colonnes par les humains.
Neuf gardiens humains et un gardien de l'équilibre. C'est alors que commence Blood Omen: Legacy of Kain, le premier volet de cette aventure...

BLOOD OMEN : LEGACY OF KAIN

Blood Omen : Legacy of Kain est un jeu vidéo d'aventure sorti en 1996 qui fonctionne sur PlayStation et Windows.
Le jeu a été développé par Silicon Knights puis édité par Crystal Dynamics.
C'est le premier épisode de la série Legacy of Kain. Le joueur prend le rôle de Kain, un noble qui s'est fait tué et qui dans le but de se venger renaît en vampire.
Le jeu a été reconnu pour l'atmosphère oppressante et son scénario...

HISTOIRE

Un jeune homme, Kain se voit révéler son destin : prendre la place d'Ariel, la gardienne de l'équilibre de son monde, morte le jour de sa naissance.
En route pour les Colonnes de Nosgoth où il doit reprendre la place d'Ariel, il se fait tuer par des bandits.
Mais un nécromancien, Mortanius, fait de lui un vampire. Kain se voit offrir un choix : se suicider sous cette dernière forme afin de permettre à un nouveau Gardien de naître, ou massacrer l'Ordre des Gardiens pour survivre.
Il choisira cette dernière voie, en découvrant les bienfaits du vampirisme.

GAMEPLAY

À la différence des autres épisodes de la série qui ont adopté un gameplay similaire à Tomb Raider, le jeu est un jeu d'action aventure dans la lignée des premiers The Legend of Zelda, c'est-à-dire une vue plongeante sur le protagoniste qui affronte ses adversaires en temps réel.
Par rapport au reste de la série, Kain a un choix plus important de armures, d'armes, d'objets et de sortilèges que dans les suites, et comme pour les autres opus, Kain doit boire du sang afin de prolonger sa vie.
A noter que Blood Omen 2 se situe chronologiquement après cet opus mais dans une autre boucle temporelle (après le paradoxe final de Soul Reaver 2)...

Source : Wikipédia

Intro de Legacy of Kain : Blood Omen

LEGACY OF KAIN : SOUL REAVER

De nombreux siècles s'étaient écoulés depuis l'avènement de mon maître, Kain.
Grâce à lui, une nouvelle ère des ténèbres s'était abattue sur les territoires des hommes et à sa demande, je répandais mort et destruction.
Maintenant que mon âme damnée se retrouve dans les tortures de l'enfer, je commence à peine à entrevoir toute l'hypocrisie et la noirceur de Kain.

Après un épisode plus ou moins réussi (ça dépend des critiques) de la part des Silicon Knights, Legacy of Kain s'enrichit d'une suite : Soul Reaver.
Eidos a préféré cette fois s'entourer de pros de la 3D, j'ai nommé Crystal Dynamics.
Le ton est donné tout de suite, 3D 3D 3D. Il ne s'agit donc pas d'une véritable suite mais plutôt de deux jeux bien différents utilisant le même univers.

HISTOIRE

Alors que Kain détruisait les piliers de Nosgoth, celui-ci est devenu le maître incontesté du plan des humains.
Un siècle plus tard, Kain a engendré des serviteurs vampires, comme lui, qui le servent loyalement. Alors que le monde est corrompu par la démence et la cruauté, de nombreuses mutations s'opèrent au sein de la communauté vampirique.
Vous êtes Raziel, un de ses fidèles bras droits. Alors que vous venez d'obtenir, après une mutation, une somptueuse et diaphane paire d'ailes, Kain décide de vous bannir pour laver cet affront.
Il vous condamne à brûler dans le vortex pour l'éternité. Mille ans de souffrances s'écoulent et l'Ancien, une puissance mystique, vous réveille à la vie enfin, plutôt à la mort.
Vous êtes devenu un mort-vivant faucheur d'âmes, prêt à vous venger de la perfidie de votre ancien maître.

GAMEPLAY

Ressemblant fortement dans son maniement à Shadow Man, Soul Reaver utilise une vue de dos classique.
L'agencement des différentes caméras et des vues est tout simplement stupéfiant d'ergonomie et de jouabilité.
Vous avez la possibilité de tourner la caméra autour de vous, permettant de voir rapidement votre environnement.
Plus avancé, un système de caméra à la Tomb Raider vous assure une vision encore plus pointue en utilisant une vue subjective.
De plus, lors des mouvements, la caméra et le système de déplacement s'adapte automatiquement. Par exemple, lorsque vous avancez dans un couloir tortueux, Raziel se met de lui-même à suivre les courbes du corridor sans que vous ayez à le diriger.
Tout ceci donne à Soul Reaver une fluidité dans le jeu très appréciable.

La panoplie de mouvements dont dispose le vampire est tout aussi impressionnante. Vous pourrez courir, marcher, ramper, sauter de deux façons, planer, nager, pousser des caisses, etc.
Malgré le nombre de combinaisons de touches, l'ensemble est tout à fait maniable et le premier niveau, destiné à vous familiariser avec les touches, remplit parfaitement son rôle.
Durant les combats, la touche R1 vous permet de suivre en permanence votre adversaire, ce qui s'avère vital dans un monde en 3D où les ennemis bougent en permanence.
De plus, vous aurez la possibilité de faire des déplacements rapides sur les côtés ou d'effectuer différentes attaques suivant l'arme que vous choisirez.
Très innovant.

Tout le jeu prend place dans une ambivalence des lieux, je m'explique. Vous venez du royaume spirituel, un lieu où vous n'avez aucun contact physique avec l'extérieur.
De l'autre côté du miroir, le monde réel où vous interagissez avec le reste de votre environnement. Au final, chaque niveau a en fait son pendant de ténèbres.
Lorsque vous mourez dans le monde réel, vous réapparaissez instantanément dans le monde spirituel. Autant les niveaux "réels" sont sans limite apparente et vous y avancez continuellement, autant les niveaux spirituels sont découpés en portions avec, à chaque fois, un portail pour revenir dans le monde réel.
Ainsi, de nombreux objets sont présents dans les niveaux pour vous faciliter la tâche. Par exemple, des portails sont placés à certains endroits du jeu pour vous permettre de vous déplacer aisément, comme les autels à métamorphose dans le premier Legacy of Kain.

Le moteur 3D de Crystal Dynamics vole carrément au dessus des autres ! Les mouvements de Raziel et de ses ennemis sont d'une fluidité et d'une rapidité édifiante.
Les niveaux sont gigantesques et un effet de brouillard est utilisé pour masquer l'horizon tellement les pièces sont quelquefois énormes !
Le tout dans des décors gothiques angoissants avec de nombreux effets de lumière dynamiques, simplement majestueux.
Soul Reaver va, à mon avis, devenir une référence en la matière.

Les nombre de monstres est d'environ 20 et ce sont 12 boss que vous affronterez jusqu'à votre combat final contre Kain.
Les ennemis font preuve d'une intelligence correcte mais c'est vous qui devrez avoir le plus de malice pour arriver à les coincer.
En effet, la plupart des monstres sont des vampires et sont donc invulnérables. Pour les vaincre au corps à corps, vous devrez donc les brûler, les empaler, les plonger dans l'eau ou bien encore les soumettre à la lumière directe du soleil.
Heureusement, la première arme que vous récupérerez rapidement vous sera très utile malgré le fait qu'il faille la ramasser après avoir tué un ennemi.

Kornifex , le 03 septembre 1999

Source : jeuxvideo.com

Intro de Legacy of Kain : Soul Reaver

SOUL REAVER 2

Avec Soul Reaver 2, Cristal Dynamics signe le grand retour de Raziel dans les contrées de Nosgoth et poursuit ainsi sa saga débutée avec Blood Omen :Legacy of Kain.

Combien d'entre nous étions restés sur notre faim à la fin de Soul Reaver ?
En terminant le premier épisode en queue de poisson et en laissant sans réponses un grand nombre d'interrogations dans la tête des joueurs, Cristal Dynamics était sûr d'attiser notre intérêt pour un second épisode.
Et ce second épisode, le voici. Nous allons enfin pouvoir en apprendre plus sur les plans de Kain, sur les intentions de Moebius et sur le passé de Nosgoth.

HISTOIRE

Soul Reaver 2 reprend exactement là où s'arrêtait Soul Reaver.
La magnifique cinématique d'intro nous montre donc Raziel sautant dans le portail temporel à la poursuite de Kain, puis tombant nez à nez avec Moebius.
Vous apprendrez alors que vous avez atterri dans le passé, à une époque où les piliers de Nosgoth n'ont pas encore été souillés et où la chasse aux vampires bat son plein sous la houlette de Moebius, justement.
Sans vous en révéler trop sur le scénario, je peux vous dire que vous devrez vous allier à ce dernier dans votre quête pour vous venger de Kain.
Si tout ce que vous venez de lire depuis le début de ce test est incompréhensible pour vous, c'est sûrement parce que vous n'avez jamais joué ni à Legacy of Kain, ni au premier Soul Reaver.
C'est bien dommage car dans ce cas, le scénario très poussé de Soul Reaver 2 n'aura aucun sens pour vous.
Mais pas de panique ! Même s'il est vrai que les fans de la série apprécieront bien plus le jeu, Crystal Dynamics n'a pas pour autant négligé les nouveaux venus.
Le DVD Rom contient en effet une section bonus des plus intéressantes qui, en plus de proposer une foule de dessins préparatoires et d'autres documents sur la production du jeu, permet de se remettre à niveau grâce à un résumé très complet des événements importants de Nosgoth.
Une bonne idée qu'il serait sympa de voir fleurir sur d'autres titres...

Tout comme son prédécesseur, Soul Reaver 2 est donc basé sur un scénario fort, riche en rebondissements et qui se dévoile au cours des nombreux dialogues du jeu.
Malheureusement (je vous rassure ce sera sûrement l'un des seul du test), même si ces derniers révèlent de nombreux points de l'histoire, on subit ces dialogues plus qu'on ne les apprécie.
En raison d'une très mauvaise synchronisation labiale (voix/mouvements des lèvres) pour la version française, ces scènes accusent de gros temps morts.
Alors que la réplique est déjà terminée depuis belle lurette, il faut à chaque fois attendre que les lèvres s'arrêtent de bouger pour passer à la réplique suivante.
Cela casse bien évidemment le rythme du jeu et on s'ennuie ferme lorsque la parlotte s'éternise. Un seul moyen pour remédier à ce problème, passer le jeu en anglais, mais je doute que ce soit la solution idéale vu la complexité du scénario.

GAMEPLAY

On retrouve dans cet épisode une progression qui alterne entre les deux mondes parallèles : la sphère matérielle et la sphère spectrale.
La première représente le monde des vivants, la seconde celui des morts et si elles paraissent similaires à première vue, plusieurs détails les différencient pourtant : Raziel ne peut utiliser aucun objet dans la sphère spectrale à part la Soul Reaver, ni même nager dans l'eau.
Par ailleurs certains passages ne sont accessibles que dans l'une des deux sphères. L'exemple le plus flagrant reste la corniche moins élevée chez les morts qui permet à Raziel de s'y agripper alors qu'il ne pouvait y accéder dans la sphère matérielle.
Tous ceux qui avait galéré avec les blocs à pousser dans le premier volet seront ravis d'apprendre qu'ils ont maintenant disparu... pour être remplacés par d'autres énigmes tout aussi difficiles qui vous demanderont pas mal de réflexion.

Côté action, le niveau de difficulté est monté d'un cran. Les ennemis sont plus nombreux et plus résistants.
Pour se défendre, Raziel peut encore et toujours ramasser différentes armes mais la plus efficace d'entre toutes restera sa lame symbiotique : la Soul Reaver.
Celle-ci se verra améliorée dès le début de l'aventure ce qui vous permettra de l'utiliser à tout moment, même quand Raziel n'est pas au top de sa forme.
Cependant, c'est une arme à double tranchant car tout comme Raziel, la lame est gourmande en âmes. Je rappelle aux néophytes que Raziel se nourrit des âmes de ces adversaires vaincus pour regagner de l'énergie.
A chaque fois que vous utiliserez la Soul Reaver pour tuer un ennemi, c'est elle qui héritera de l'âme libérée.
De plus, à chaque utilisation, une jauge se remplira et lorsque cette dernière arrivera à son maximum, la lame commencera à pomper votre propre énergie.
Une arme efficace à utiliser avec parcimonie !

Vu que ce titre prend la suite exacte de Soul Reaver, il parait logique que Raziel possède déjà tous ses pouvoirs spéciaux (nager, passer les portes, escalader...) acquis dans le premier épisode et ce, dès le début de l'aventure.
Pour palier à cette recherche de nouvelles capacités et à l'absence des glyphes (oui, vous avez bien lu, les glyphes ne sont plus d'actualité), Crystal Dynamics a imaginé un système de forges éparpillées dans Nosgoth.
Grâce à elles, il est possible de donner des pouvoirs élémentaires à la Soul Reaver. Cependant, ces pouvoirs ne sont pas permanents et disparaissent lorsque Raziel passe dans la sphère spectrale, vous obligeant alors à trouver un bassin élémentaire pour retrouver le pouvoir.

Le passage de la série sur PlayStation 2 a, bien sûr, permis de gagner en beauté. Si vous trouviez le premier épisode magnifique (surtout sur Dreamcast), vous allez tomber à la renverse avec Soul Reaver 2.
Les textures sont hyper détaillées, l'architecture grandiose des lieux est très travaillée et se perdre dans les dédales du jeu est un pur bonheur tellement c'est beau.
Les couleurs explosent à l'écran dans des effets spéciaux lumineux de toute beauté. Comble du bonheur l'aliasing n'a pas été invité et on profite de tous ces paysages sans la moindre trace d'effets d'escaliers !
Un petit bémol tout de même, la modélisation des personnages autres que les personnages principaux (Raziel, Moebius, Kain...) laisse quelquefois à désirer.
On note aussi de légers ralentissements dans l'animation, et des problèmes de caméra, mais c'est assez rare.
En tout cas, rien de bien méchant qui pourrait venir entacher la réussite globale du titre !

Jihem , le 28 novembre 2001

Source : jeuxvideo.com

Intro de Soul Reaver 2

BLOOD OMEN 2

Apparue à l'origine sur PC et PlayStation, il y a déjà quelques années, la saga de Kain se poursuit aujourd'hui sur PlayStation 2, dans un épisode toujours aussi sanglant.
Après un petit interlude de haute volée avec les deux épisodes de Soul Reaver, Crystal Dynamics renoue avec le personnage le plus classe de toute la saga Blood Omen : le seigneur Kain.

HISTOIRE

L'épisode de la saga qui est narré dans Blood Omen 2 se situe 200 ans après les événements du premier Legacy of Kain : Blood Omen, et plusieurs siècles avant le chapitre de Soul Reaver qui met en scène Raziel.
A l'instar de l'épisode original, le joueur a donc ici l'insigne privilège de pouvoir se glisser dans la peau blafarde de Kain, le seigneur des vampires de Nosgoth.
Là où les choses deviennent beaucoup moins réjouissantes, c'est lorsqu'on apprend que Kain n'est plus vraiment le héros invincible qu'il était auparavant.
Très affaibli et quasiment amnésique, Kain vient d'être vaincu par les Séraféens, et la pâle lueur qui le rattache encore à l'existence, il la doit à Umah, vampire de la Cabale.
Un bon prétexte pour faciliter l'immersion dans le jeu sans pour autant connaître les ramifications complexes des précédents chapitres de la saga, et l'obligation implicite pour le joueur d'amener Kain à assouvir sa vengeance afin de retrouver ses pouvoirs d'antan.

GAMEPLAY

C'est donc avec fébrilité que l'on se lance dans les ruelles sombres de Nosgoth, impatient de découvrir ce que nous réserve ce titre particulièrement prometteur.
Et pourtant, il faut reconnaître que les premiers pas dans le jeu sont loin d'être palpitants, et ceux qui s'attendaient à recevoir la claque monumentale de leur vie de joueur se verront forcés de balayer bien vite leurs vaines illusions.
Certes, Blood Omen 2 est un bon jeu, original par certains aspects, mais par d'autres beaucoup trop classique, rongé même par quelques défauts techniques qui gâchent le plaisir de jeu.
Car pour son passage sur Playstation 2, le sieur Kain n'a visiblement pas passé beaucoup de temps dans la taverne du béta-test, et c'est d'une version rongée de ralentissements et de saccades que l'on doit se contenter.

Et puisque l'on en est au chapitre des reproches, insistons également sur la pauvreté des scènes cinématiques (impossible à zapper) qui souffrent principalement d'un doublage très approximatif avec une absence totale de synchronisation entre les mouvements des lèvres et les voix.
Autant dire que tout cela ne facilite pas vraiment l'immersion dans le jeu, d'autant que le début de l'aventure se révèle bien monotone.
Mais si les premières minutes de jeu sont volontairement très directives afin de permettre au joueur de mieux appréhender les capacités du personnage, la suite s'avère heureusement un peu plus intéressante.
La progression se voit ainsi ponctuée de quelques énigmes qui restent malgré tout un peu simpliste, se résumant la plupart du temps à activer des mécanismes pour avancer.
Mais là n'est pas le principal intérêt de ce titre qui mise tout sur l'ambiance et l'action hyper violente.

Les développeurs sont ainsi parvenus à conserver l'atmosphère particulière qui caractérisait le premier opus en poussant une fois de plus le gore à son paroxysme.
On retrouve ces innocents, parfois enchaînés et toujours vulnérables, qui ne sont là que pour servir de réserve de sang et tentent vainement de vous échapper en criant lorsqu'ils vous aperçoivent.
Impossible d'ailleurs d'épargner tout le monde alors que Kain est lui-même particulièrement vulnérable de par sa condition de vampire perpétuellement assoiffé de sang.
C'est un stress quasi permanent qui s'abat sur le joueur alors qu'il voit la jauge de vie de Kain diminuer de façon constante, l'obligeant sans cesse à ôter la vie pour se nourrir goulûment du sang de ses victimes.

C'est bel et bien l'atmosphère glauque, violente et dominée par l'odeur du sang qui rend ce titre réellement unique et captivant, le personnage principal dégageant lui-même une aura de mystère.
Doté d'une panoplie de mouvements très classe, Kain se débarrasse habilement de ses adversaires, passant furtivement dans leur dos pour leur trancher la tête ou les empoigner sauvagement avant de les projeter au loin ou de les transpercer de ses griffes acérées.
Le vampire ne rechigne d'ailleurs pas à engager les confrontations de front, parant ou esquivant les attaques pour contre-attaquer avec toutes sortes d'armes qu'il aura récupéré au cours de sa progression.
Fasciné par les combats épiques qui se déroulent sous ses yeux et où il participe de bon coeur comme si la rage de Kain avait soudain déteint sur lui, le joueur verra son parcours ponctué de confrontations mémorables contre des boss d'anthologie qui permettront à Kain d'acquérir de nouveaux pouvoirs.
Les capacités du personnage s'étoffent alors de toutes sortes de sortilèges intéressants, appelés dons obscurs, comme la brume, la furie ou la télékinésie.
Autant de nouvelles capacités qui renouvellent une progression qui serait sans cela bien linéaire. C'est donc une note raisonnable que nous nous verrons obligés d'attribuer à ce titre qui risque de décevoir la plupart des joueurs qui espéraient beaucoup plus de ce nouvel opus de Blood Omen.

Romendil, le 05 avril 2002

Source : jeuxvideo.com

Intro de Blood Omen 2

LEGACY OF KAIN : DEFIANCE

La nature vampirique a toujours fasciné, que ce soit au travers d'explications scientifiques ou d'oeuvres imaginaires.
La littérature posera ainsi très tôt le Dracula de Bram Stocker sur un piédestal, le 7ème art sortira de l'ombre le Nosferatu de Murnau et l'industrie vidéoludique enfantera moult séries mettant en scène les fils de la nuit.
Mais si le vampire demeure un mythe inaltérable, peu de jeux ont su créer leur propre mythologie autour de cet être surnaturel.
La saga des Legacy Of Kain demeure assurément parmi les séries les plus recherchées tant au niveau du background, que des personnages ou des intrigues entremêlées régissant la destinée des protagonistes.
Legacy Of Kain : Defiance, 5ème épisode de la saga, clôt donc une boucle temporelle en ramenant la série aux sources originelles et ce pour le plaisir de tous !

HISTOIRE

Le premier point pour appréhender ce jeu de la meilleure façon qui soit, est qu'il faut bien avoir en tête que si vous n'avez jamais joué à un épisode de la série de Crystal Dynamics, vous passerez à côté de toute l'intrigue qui nourrit la saga depuis ses balbutiements.
Ainsi, les turpitudes assaillant continuellement Raziel ou la soif (sanguine) de découverte de Kain vous sembleront des plus obscures tant le synopsis de ce Defiance renvoie plus que jamais aux opus antérieurs.
Que ce soit la machination de Moebius, le rôle des colonnes, le maître de Raziel (que Lovecraft aurait pu faire naître de sa plume), la Soul Reaver qui oeuvre sur plusieurs plans, tout forme un Tout parfaitement cohérent, complexe et extrêmement riche rendant malléabless le passé, le présent et l'avenir de Nosgoth.

De ce fait, on reprochera d'emblée aux développeurs de ne pas avoir inclus un glossaire ou un récapitulatif des quatre premiers titres, ceci ayant été fort appréciable pour ceux ne connaissant pas la série.
On trouvera ce manque des plus flagrants sachant que dans Soul Reaver 2, nous avions droit à une mine d'informations nous dévoilant le scénario des deux premiers épisodes.
Vraiment dommage. Comme pour palier à cette absence, on pourra revoir toutes les cinématiques ponctuant le jeu ou découvrir en parcourant le titre des tablettes recélant des artworks des premiers épisodes.
L'idée est très bonne (quelle joie de retrouver la map du premier Blood Omen !), mais on aurait aimé un peu plus de croquis tant ils sont superbes pour la plupart.

Sorti de là, on se retrouve donc dans un épisode mettant en scène nos deux buveurs de sang, toujours aussi charismatiques, guidés par leur quête de vérité, leurs doutes, leur soif de vengeance, de conquête.
Comme je le disais plus haut, la saga des Legacy Of Kain puise sa source dans un univers qui est à la croisée des chemins de Dracula et des Chroniques des Vampires, la magnifique saga d'Anne Rice.
A ce titre, les deux héros du titre disposent d'un charisme renversant, Raziel étant une âme damnée, trahie par son ancien maître, Kain, et avilie par son nouveau geôlier, une entité malfaisante ayant de sombres desseins pour son spectre préféré.
Kain, lui, pourrait être vu comme une symbiose des vampires Marius et Azim directement issues des oeuvres de Anne Rice : froid, méthodique, cruel et possédant un grand savoir.
Le titre vous proposera donc d'incarner les deux vampires à tour de rôle (le jeu étant composé de chapitres) jusqu'à ce que leur chemin se croise à nouveau.

Le scénario est toujours aussi passionnant (un des points les plus importants dans cette oeuvre vidéoludique !), et je dois avouer que si les cinématiques sont trop peu nombreuses à mon goût en début de partie, le scénario évolue constamment de manière pernicieuse et jouissive.
On saluera à ce sujet le rôle primordial des doubleurs français qui sont plus que jamais dans le ton donnant un souffle épique à plusieurs dialogues.
Bernard Lanneau (doubleur habituel de Kevin Costner) est tout simplement excellent et chaque comédien est plus que jamais totalement dans le rôle qu'il joue, du travail de haute volée !

Pour revenir au déroulement du jeu, celui-ci est constitué de grandes traversées de niveaux dans lesquels quelques énigmes vous attendront, ainsi que plusieurs affrontements.
Ces derniers sont à ce titre des plus dynamiques, vos personnages pouvant user de plusieurs combos (débloquables au fil de l'aventure), et de divers pouvoirs, de télékinésie notamment.
Ainsi chaque bataille (le plus souvent nos pauvres vampires crouleront sous un nombre plus ou moins important d'adversaires) est propice à un déferlement de gerbes de sang, d'effets spéciaux et de coups très gracieux.
Raziel et Kain possèdent les mêmes techniques et si quelques coups leurs sont spécifiques, le gameplay s'articule autour d'un même axe.
En somme vous pouvez jouer avec vos adversaires en les brûlant, en les jetant dans le vide, en leur assenant des dizaines de coups à la suite, etc.
Alors que vos ennemis, qui se présentent sous la forme de lanciers, d'archers, de mercenaires, de monstres divers, ne demandent pas vraiment de technique particulière, une petite dimension stratégique régit parfois quelques combats.
Sans parler des boss, qui eux demanderont une méthode bien particulière pour être battus, vous pourrez par moments user de vos pouvoirs pour venir plus rapidement à bout d'un bon nombre de soldats.
Quoi de plus simple que de lancer un soldat du haut d'un pont plutôt que de risquer de perdre le peu de vie qu'il vous reste en se battant contre lui.
Vous devrez aussi tenir compte du fait que les mages renforcent les défenses des fantassins ou des lanciers.
Il conviendra ainsi de tuer en premier lieu ces olibrius et de passer à ces petits camarades de jeu.

L'autre point important est qu'en tant que vampire vous devrez constamment étancher votre soif. C'est donc en achevant un ennemi que vous pourrez boire son sang ou, au choix, remplir votre épée Soul Reaver pour pouvoir utiliser ses pouvoirs ou actionner des mécanismes, des portes, ces dernières nécessitant que votre épée soit gorgée d'une certaine énergie (maléfique, élémentaire...).

Si la technique montre quelques failles, elle reste malgré tout complètement bluffante. Le travail sur la lumière est très poussé, les décors sont des plus somptueux, variés, et laissent pantois.
Kain et Raziel ont toujours autant de charisme et c'est un enchantement de chaque instant que de les voir se mouvoir.
La bande-son est du même acabit. Le doublage français est un des meilleurs qu'il m'a été donné d'entendre et s'il est dommage de constater que la voix de Kain ne correspond pas vraiment au personnage (la voix du doubleur - entendue entre autres dans Murder One, Les Mystèrieues Cités D'or - est trop grave ou du moins aurait mieux correspondu à un personnage comme Moebius) le tout est convaincant et accentue l'immersion.
C'est d'autant plus aisé que les musiques, discrètes mais imprégnées d'une ambiance gothique ou barbare suivant les situations, sont superbes.

Si je devais m'arrêter là, le dernier opus en date des Legacy Of Kain pourrait se targuer d'être le digne héritier des titres qui l'ont précédé, exception faite de Blood Omen 2.
Sans vouloir être pessimiste, Defiance possède tout de même plusieurs défauts qui entachent une réalisation par ailleurs magistrale.
Le premier point qui me vient à l'esprit est ce souci de caméras qui gêne durant les combats se passant dans des endroits confinés (des couloirs, des petites pièces), l'objectif se collant aux protagonistes et empêchant de voir ce qui se passe autour.
A d'autres endroits, beaucoup plus délicats puisque renvoyant à des phases de plates-formes, la caméra nous empêche tout bonnement de voir où l'on doit sauter.
Vous pouvez user du stick droit pour bouger l'objectif sur une toute petite distance mais pourquoi ne pas avoir tout simplement opté pour un plan large ?
C'est désespérant, surtout quand on doit recommencer un saut plusieurs fois de suite ! Continuons avec quelques bugs graphiques (rares mais présents) qui voient des monstres encastrés dans des pans de décors ou votre personnage marcher dans le vide.
Il arrive aussi que votre personnage passe automatiquement en mode Combat alors que l'ennemi le plus proche se trouve derrière une porte non ouverte, à plus de trois mètres de distance.
Ensuite, on restera sceptique devant la passivité de vos ennemis quand vous embrochez un de leurs camarades.
En somme, ils attendront bien sagement que vous ayez fini votre festin pour passer à l'attaque. Je précise aussi qu'il est étrange et un peu malvenu que vos ennemis se relèvent après avoir été tués, et attendent d'être empalés ou sucés jusqu'à la moelle.
Il est d'ailleurs impossible de les achever à terre.

Maintenant, si les problèmes peuvent vous sembler conséquents, je signale tout de suite qu'ils sont mineurs pour la plupart et qu'ils n'empêchent en rien de profiter du jeu par ailleurs fort réjouissant dans sa construction, sa narration et ses combats superbement mis en scène.
La durée de vie semble bonne, l'histoire devrait tenir ses promesses, du moins après avoir passé plusieurs heures ce point ne m'a pas déçu, et alors que le titre devrait normalement trouver une conclusion au terme de cet opus, nous pouvons faire confiance aux scénaristes pour prolonger le périple de ces entités nocturnes.
La vie et la mort sont liées, notre existence comprend de multiples ramifications et il est certain que ce concept, au centre de l'intrigue des Legacy Of Kain, ne peut que nourrir l'imaginaire fertile de développeurs talentueux.

Logan, le 20 janvier 2004

Source : jeuxvideo.com

Intro de Legacy of Kain : Defiance


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